Paul Eluard, Salvador Dali, et Brassai


 
 


 
 
 
 
 
 


 
 

Introduction





    Dans l’art des Surréalistes on trouve qu’il y a plusieurs aspects en commun.  Les thèmes sont très variés, et sont exemplifiés par la juxtaposition des objets, les images du rêve, et aussi par les sentiments du subconscient.  Par conséquent, ces thèmes paraissent dans les oeuvres de poésie, de peinture, et de photographie (les trois sujets qu’on va discuter), bien en dépit des différences individuelles.  Ainsi on va examiner trois artistes surréalistes : Paul Éluard, un poète ;  Salvador Dalí, un peintre ; et,  Brassaï, un photographe.

    Le poète Paul Eluard, un des premiers Surréalistes, était un ami d’André Breton, le fondateur du mouvement.  Ils voulaient tous les deux explorer le subconscient.  La poésie d’Éluard exemplifie les idéals des Surréalistes en traitant des thèmes de la perte, de l’eau, des éléments, de la nature, et le manque d’équilibre.  Les mots qu’il choisit contribuent à ses thèmes, et au ton surréaliste du poème.

    À la différence d’Eluard, l’artiste suivant, Salvador Dalí, malgré le fait qu’il est l’artiste le plus associé (aux États-Unis) avec le Surréalisme, n’était pas tant lié avec le groupe des Surréalistes- en fait, Breton lui-même l’a rejeté du mouvement, en disant que Dalí employait des methodes trop ‘conscientes’  pour être surréaliste.  Néanmoins, les peintures de Dalí retiennent beaucoup de thèmes surréalistes.

    Enfin, Brassaï était un photographe qui est venu après les Surréalistes mais qui a pris beaucoup de leurs idées dans sa philosophie d’art.  Ses photos étaient plus réalistes que les Surréalistes n’auraient aimé, mais ses idées sur l’importance des objets et des images du rêve le relient à eux. Chez lui on peut voir comment le mouvement surréaliste a bien influencé l’art moderne.  En voyant les oeuvres de ces artistes, on peut mieux comprendre l’évolution du Surréalisme.  On va voir qu’Éluard était plus près de l’idéal surréel, que Dalí exprimait une sorte de Surréalisme, et que les photos de Brassaï sont liés aux styles des artistes comme Baudelaire, Goethe, et finalement les Surréalistes.
 

Ecoutez Eluard: "Leurs yeux toujours purs"  

Un essaie sur "Leurs yeux toujours purs" de Paul Eluard

     Paul Eluard était un des poètes les plus importants du mouvement surréaliste, et ce poème, « Leurs yeux toujours purs », montre quelques thèmes et techniques nécessaires pour parler de la poèsie surréaliste.  Les thèmes du rêve, de l’esprit, de la vue, et de l’infini tous sont quelques marques de la poésie surréaliste, et la répétition des mots et les rimes internes sont quelque techniques elle utilise. Le déplacement, un thème très évident dans ce poème, c’est la juxtaposition des choses qui semblent n’avoir rien en commun.

    Jours de lenteur, jours de pluie,
    Jours de miroirs brisés et d’aiguilles perdues,
    Jours de paupières closes à l’horizon des mers,
    D’heures toutes semblables, jours de captivité,

    Dans la première strophe du poème, il y a une répétition du mot « jours. »  Elle crée un son chantant, comme dans une berceuse, mais les images des vers évoquent des effets pensifs et introspectifs.  Lenteur et pluie sont les mots dont je parle ici, mais aussi, nous avons « brisés », « aiguilles », « closes », « semblables », « captivité ».  Les vers sont assez longs, et cela donne au poème une certaine gravité.  Eluard parle de quelque chose de sérieux et de pénible, et son choix des mots, et de vers en grande partie alexandrins, le montre.
    Dans le deuxième vers, il s’agit des opportunités manquées.  « …miroirs brisés et …aiguilles perdues » parlent de la perte, peut-être de la compréhension de soi, ou peut-être d’une observation pénétrante.  On utilise une aiguille pour coudre, et Eluard joint plusieurs choses différentes dans le cours du poème.  Donc, une aiguille perdue peut être une opportunité manquée pour faire une connexion ou une correspondance.
    Eluard entre dans le monde des rêves quand il ferme ses paupières et voit « l’horizon des mers ».  L’horizon est une image populaire dans la poésie surréaliste, parce qu’il conjure l’idée de l’infini, l’infini de l’esprit.  Son esprit est sans limite (un autre thème très populaire chez les Surréalistes).  Eluard parle souvent des « paupières, » et l’implication est toujours qu’elles sont fermées.  Le narrateur est quelque part où il est libre—le monde du sommeil, des rêves.
    Dans le dernier vers de la première strophe, le narrateur se sent comme s’il était dans une prison.  Les heures sont « toutes semblables » ; il est emprisonné, il n’a rien à faire pour se distraire.  Les jours sont les « jours de captivité ».  Est-ce qu’Eluard se sent mal dans sa peau ?  Dans chaque vers, il parle des jours différents, en rêve avec des images différentes—les jours de captivité ne sont pas comme ceux du rêve.  Cependant, si son corps « obéissant et vain » est vraiment emprisonné, son esprit peut fuir à travers des rêves.

    Mon esprit qui brillait encore sur les feuilles
     Et les fleurs, mon esprit est nu comme l’amour
     L’aurore qu’il oublie lui fait baisser la tête
     Et contempler son corps obéissant et vain.

    Dans la deuxième strophe, il parle de son esprit, qui brille « sur les feuilles/Et les fleurs, » une référence à la nature, le dehors.  Il dit que son esprit est nu, qui suggère la vue, sens très important chez les Surréalistes.  « Nu » suggère aussi quelque chose qui manque, comme des vêtements, ou des défenses.  La répétition de « mon esprit » suggère que l’esprit est une chose importante pour Eluard, mais il en a des vues contradictoires.  Briller, c’est positif, puissant, mais être nu, c’est être vulnérable.  L’amour aussi est très important, comme une façon de se perdre.  (Quand « amour » est mélangé avec le sens de la perte, on a un poète très malheureux.) En oubliant l’aurore, l’esprit du poète semble marcher contre lui.  L’aurore qui arrive apporte la lumière, et lui fait regarder « son corps obéissant et vain », un corps qui dort, qui rêve.  Le corps manque quelque chose aussi—la volonté (« obéissant ») et le succés (« vain »).

     Pourtant, j’ai vu les plus beaux yeux du monde,
     Dieux d’argent qui tenaient des saphirs dans leurs mains,
     Des véritables dieux, des oiseaux dans la terre
     Et dans l’eau, je les ai vus.

    Eluard voit « les plus beaux yeux du monde » dans la strophe suivante.  (Les yeux—ils voient, et ils sont vus.)  Il les compare avec l’argent et d’autres bijoux.  Il les appelle « oiseaux dans la terre/Et dans l’eau », et en le disant, il prend quelque chose de l’air, et il le met dans les éléments différents de la terre et de l’eau.  Le dernier vers a beaucoup moins de syllables que ceux qui le précèdent.  Il en a sept, et les autres ont dix ou douze.  Sept est un nombre impair, et la longueur du vers fait perdre son equilibre au lecteur.  On attend quelque chose en plus, mais il n’arrive pas.

    Leurs ailes sont les miennes, rien n’existe
    Que leur vol qui secoue ma misère,
    Leur vol d’étoile et de lumière
    Leur vol de terre, leur vol de pierre
    Sur les flots de leurs ailes.

    La dernière strophe traite du vol.  Le poète devient presque un oiseau, et le monde extérieur est effacé.  La litanie de « vol » peut parler de son importance, les espérances qu’Eluard lui attache.  Le vol « secoue [s]a misère », et il est fait d’étoiles, de lumière, de terre, de pierre.  Il y a des rimes internes ici (misère/lumière/terre/pierre), et Eluard peut juxtaposer la lumière, la terre, et la pierre, et cela montre que les éléments sont semblables, malgré leurs différences apparentes.  Le vol a lieu « Sur les flots de leurs ailes », et cette image, des flots, suggère les flots de l’esprit, de la conscience.  Les Surréalistes aiment beaucoup parler des flots, parce qu’ils suggèreraient, pour citer Breton, « une âme errante. »
    Le rythme du dernier vers est, comme le dernier vers de la troisième strophe, tronqué.  Il a six syllabes, et le son du « l » est répété quatre fois.  Cela évoque la sensation de légéreté, un autre thème très important chez les Surréalistes.  Ce qui manque, c’est l’atterrissage.

    Ma pensée soutenue par la vie et la mort.

    Le dernier vers, qui se tient seul, parle de la pensée.  « La mort » continue le thème de la perte qui domine le poème.  Ici, de nouveau, Eluard juxtapose des idées différentes, la vie et la mort, parce que sous la surface, elles ont la même fonction.  Pendant le poème, Eluard montre que les idées qui apparaissent opposées peuvent être reliées—l’horizon et la captivité, l’air, la terre, et l’eau, et finalement, la vie et la mort.

--Elise Nussbaum

Un essaie sur Brassaï:

Brassaï : ‘L’oeil de Paris’

     Le photographe, Brassaï, était un des artistes les plus importants à Paris pendant les années vingt et trente.  Il prenait des photos de Paris, de son peuple, de ses ponts, de ses objets, et souvent dans la nuit.  Alors, on apprend beaucoup sur Paris à cause de ses photos qui sont compréhensives, couvrant beaucoup des aspects de la ville.  Son ami, l’écrivain américain, Henri Miller, l’appelait « l’oeil de Paris », parce que ses photos représentent le vrai Paris dans toute sa hauteur, mais aussi avec toute la peine des pauvres qui habitaient en bas.  Brassaï a fait des photos d’objets, « les petites merveilles de création » qui sont partout dans le monde, comme l’ont fait les Surréalistes.  De plus, quelques-unes de ses oeuvres ont paru dans Minotaure, la publication des Surréalistes.  Brassaï était en même temps lié aux Surréalistes, et séparé d’eux.  Ce projet va montrer quelques photos qui ont l’air d’être inspirées par les idées des Surréalistes.  De plus, comme eux, Brassaï découvrait la merveille dans les choses ordinaires.  Il était fasciné par le monde de Paris, et à cause de cela, on trouve qu’il pouvait photographier des choses qui n’avaient pas l’air d’être exceptionnelles, mais qui le deviennent dans les photos.

    Par exemple, Brassaï a créé plusieurs photos de graffiti qui étaient ciselés dans les murs de Paris.  Aujourd-hui, on assume que les graffittis sont des messages écrits, mais les oeuvres que Brassaï a vu étaient pour la pluspart des dessins ciselés.  Ses photos de graffitti sont souvent des faces étranges, qui nous hantent quand on les voit.  La face dans la photo « Graffitti » est comme un fantôme.  On sait que les fantômes sont liés au thème du mystère et de l’imagination, « l’objet-fantôme » et « l’objet-rêve », du mouvement surréaliste.  De plus, Brassaï voyait les graffitti comme des « objets trouvés », qui étaient si importants pour les Surréalistes.  En général, ces photos créent un effet de beauté sublime et mystérieuse en nous qui ne serait pas là si nous avions vu les graffitti nous-mêmes, sans l’aide de Brassaï.  Le noir et blanc, et la composition des photos montrent la merveille des graffitti qui d’habitude n’est pas visible.  Enfin, le fait que plusieurs graffittis étaient créés par plus d’une personne, que les oeuvres changeaient continuellement avec chaque nouvel artiste de la rue, l’a fasciné (The Eye of Paris, 7).
















     Il photographiait des objets aussi, qui dans le contexte des photos possèdent une étrange qualité de beauté qui ne vient pas d’eux, mais qui est crée avec la vision de l’artiste qui a fait une composition exceptionelle.  Comme j’ai dit, un talent de Brassaï et des Surréalistes, était leur pouvoir de voir la beauté dans la vie ordinaire.  Par exemple, il a pris une photo qui s’appelle « Chaises dans le Jardin des Tuileries » (1933), qui est très étrange :  il y a deux chaises situées au milieu d’une allée, et deux autres chaises situées à côté d’elles ; mais elles sont tournées dans l’autre direction.  Malgré le titre de l’oeuvre, il est impossible de savoir par la photo que nous sommes dans le Jardin.  Au lieu de ça, on pourrait être n’importe où. Alors, c’est une photo curieuse, qui a l’air d’être un peu surréelle.  Brassaï fait beaucoup avec les ombres aussi dans cette photo, et à cause de son aspect sombre on ne peut pas savoir si c’est la nuit ou le jour.  Donc, on voit le thème du rêve, un espace non défini qui nâit dans l’imagination au lieu de la réalité.


 
    Brassaï était captivé par les écrivains comme Nietzsche et Goethe, et dans ses photos on peut voir une connexion avec eux.  Les deux exprimaient dans leurs oeuvres que pour vraiment comprendre la vie, on doit éssayer d’eprouver tous ses aspects.  Par exemple, on ne peut pas la connaître si on comprend seulement la beauté ; on doit étudier aussi tout ce qui est affreux et sale.  Avec cette théorie Brassaï se trouve dans la tradition de Baudelaire qui dans ses poèmes comme « Perte d’Auréole » a célébré les vertus du « spleen », qui sont les expériences sales et indulgents dans la societé.  Dans les recherches que le savant, David Travis a faites, il a trouvé que Brassaï avait souligné ces mots de Nietzsche adressés au soleil,
For I must descend to the depths, as you do in the evening, when you go behind the sea and still bring light to the underworld, you overrich star. Like you, I must go under ? go down, as it is said by man, to whom I want to descend. (The Eye of Paris, 5)

    Donc, Brassaï a fait plusieurs photos de la vie clandestine de Paris ? les prostituées, les homosexuels, les lesbiennes, et les autres marginalisés.  Une de ces photos, qui s’appelle « Novice prostituée, Place d’Italie » (1933), est très mysterieuse.  On doit demander, « comment est-ce que l’artiste sait qu’elle est novice ? »  Rien dans la photo ne nous montre ce fait-là.  Il y a quelque chose de surréel dans cette photo.  Elle a l’air de poser, mais est-ce qu’elle fait cela pour l’artiste, ou pour le client ? On ne peut pas savoir.  De plus, chez Brassaï, comme chez plusieurs Surréalistes, il y a une préoccupation avec l’ « objectification » des femmes.  On ne peut pas oublier « L’exposition Internationale du Surréalisme » en 1938, où chaque artiste dans l’exposition a reçu un mannequin à décorer.  Les résultats étaient horribles, parce que la plupart des artistes ont fait quelque chose de très misogyne (Surrealist Art, 151).

     La dernière photo que je vais discuter s’appelle, « Avenue de l’observatoire dans le Brouillard » (1934), et elle est très surréelle.  De plus, elle est une des oeuvres les plus belles de Brassaï.  La photo semble vraiment mystérieuse avec le brouillard qui sert de voile les arbres qui sont profilés par la lumière derrière eux.  La réalité de cette photo est presque incroyable, parce que le brouillard change tant l’atmosphère.  L’homme qui est profilé aussi, est vraiment comme un fantôme.  Nous ne pouvons pas voir sa face, et il y a la question de pourquoi il est dans le parc vide dans la nuit.  Il est très mystérieux.  Enfin, la photo nous hante comme un cauchemar non défini : nous voulons la comprendre mieux, mais c’est impossible.
En général, les photos de Brassaï sont formidables, parce qu’il peint un beau portrait du vrai Paris, même avec les images de ses sections clandestines.  Brassaï n’est pas complètement surréaliste, même si tant de ses photos ont l’air d’être surréelles.  Il est vraiment un artiste, quelqu’un qui comme Baudelaire, a fait des portraits « …de la vie moderne. »







Bibliographie

Alexandrian, Sarane. Surrealist Art. Thames and Hudson Inc., 1970 : New York.

Houk, Edwynn. Brassaï : The Eye of Paris. Houk Friedman, 1993 : New York

--Gabriel London

Un essaie sur Salvador Dali:
 

     Meme si les Surrealistes (sous le controle de Breton) ont eventuellement rejete Dali de leur cercle, Il reste peut-etre le peintre le plus celebre du mouvement surrealiste.  Quand il est alle rendre visite a Freud, celui-ci a repondu a sa peinture en disant que ‘ce n’est pas l’inconscient que je cherche, mais le conscient,’.  En fait, c’est probablement vrai que Dali a fait ce qu’il a fait plus deliberement qu’aimaient faire les puristes du mouvement, mais moi, je prefere accepter l’assertion que l’art surrealiste de Dali est assez automatique pour etre une vraie reflexion de l’inconscient, de ce qui s’exprime la-dedans qui n’etait pas forcement indique.  Ce qui nous reste est de chercher dans ces images inconscientes les themes, les idees, et les details qui vont exprimer la realite la plus vraie de l’esprit humain en quoi croyaient les surrealistes.

    L’image centrale dans l’oeuvre Metamorphose de Narcisse est le corps accroupi d’un homme.  Comme dans le mythe de Narcisse, l’homme semble regarde sa propre image dans un lac.  Ce qui est interessant dans la peinture est que l’homme a une moitie immersee dans le lac et sa posture est celle d’un dormeur.  Il y a une tradition artistique qui existe aussi longtemps que le ‘miroir magique’ des contes de fees, des reflexions comme indicateurs de la verite de ce qui est derriere et au-dela.  De plus, depuis des generations, les artistes emploient les pieces d’eau pour leur similitude avec l’inconscient :  celles-ci representent l’inconnu, l’eventail de possibilites.  Ici, parce-que c’est sa propre reflexion que Narcisse regarde, ces traditions sont meme plus a propos.  L’image de l’homme devient l’image d’un reveur, immerse dans l’inconscient, cherchant a voir la verite.  En fait, on peut dire que le corps de l’homme est Le Surrealiste.

    Mais, si la figure accroupie dans le lac est le reveur, quel est le role de son double ?  il nous faut souligner quelques distinctions entre eux.  D’abord, l’homme devant l’eau est peint dans les couleurs naturelles d’un vrai corps humain.  Avec l’emploi des ombres sur le corps, cette figure-ci parait etre sous la lumiere du temps du jour juste avant le crepuscule du soir-c’est une lumiere somnolente mais vivante.  En contraste, les couleurs de l’autre image de l’homme sont artificielles, presque sinistres.  Elle partage cette qualite avec les figures et les images autour d’elle.  Avec ces images hallucinatoires et destructrices, le ‘double’ appartient a un paysage cauchemardesque.  Elle semble se moquer de la vie.  Faite de pierre, elle a dans la couleur et dans la qualite physique, des ressemblances avec un cadavre.  (Souvenons nous que dans le mythe, Narcisse est devenu gele par la beaute de sa propre reflexion.)  La tete, ici remplacee par une boule de pierre, qui est en meme temps l’image d’un oeuf, semble etre en train de craquer.  On se moque de la representation de la vie incarnee dans l’oeuf, rien de vivant ne naitra d’un oeuf de pierre.  Le serpent et les fourmis renforcent cette idee de la mort et de la pourriture.  Peut-etre que, si la figure jaune est le reveur, l’autre, est-elle la countrepartie, le reveur comme il se presente dans son propre reve ?  Ou, peut-on faire l’interpretation inverse :  le reveur sans vie et sans energie qui reve d’une version de lui-meme plus vivante ?  Cette idee renforcerait l’attitude surrealiste qu’il y a une realite plus vivante, plus reelle qui se trouve dans l’inconscient.

    En regardant les deux figures, on a l’impression de scruter les deux cotes de l’esprit humain, le conscient et l’inconscient.  Le conscient dort pendant que l’inconscient cree, comme indique le remplacement du corps par une main.  Il est interessant que Dali ait choisi d’intituler sa peinture La Metamorphose de Narcisse, lui, qui etait bien connu pour son ego et son narcissisme.  C’est une peinture egoiste :  elle traite d’un heros et de sa crise d’identite.  Mais, surtout, les deux images d’un heros que Dali montre ici s’harmonisent bien pour exprimer la metamorphose de la realite quotidienne qu’on doit effectuer pour trouver le monde ‘vrai’ selon le surrealisme.

*Une question me reste- y a-t-il une espece de satire ?  En appelant son oeuvre La Metamorphose de Narcisse en meme temps qu’il depeint le voyage surrealiste incarne, peut-etre Dali se moque-t-il du surrealisme, du narcissisme de Breton et al ?   De plus, l’empoi des symboles assez acceptes me semble de contredire l’idee/la methode surrealiste de laisser tout couler de l’inconscient sans but fixe.  Je me demande si c’est meme possible de faire quoique ce soit sans etre influence par les choses concretes de la conscience.*

--Bethany Kibler
 
 
 
 

Cette page faite par Elise Nussbaum, Gabriel London, et Bethany Kibler!!!!!