Nick Bartlett
Ellen Wilson
Dans les deux livres La Chute et L'Immoraliste, les personnages principaux font plusieurs voyages à des endroits différents. On va examiner pourquoi Michel, Marceline et Jean-Baptiste Clamence choisissent ces diverses destinations. Là où ces personnages vivent nous disent beaucoup de ce qu'ils cherchent de la vie, et donc on comprend un autre aspect de leurs besoins quand on sait pourquoi ils se situent là où ils vivent. La plupart du temps, c'est parce qu'ils veulent un changement de climat pour certaines raisons. Mais il y a aussi certains cas où ils déménagent parce qu'ils aiment le lieu, le charme, ou l'isolation et la nature. Pour les deux hommes pricipaux, la présence de l'eau est un thème important mais l'eau joue un rôle différent pour chaque personne. En les examinant, on peut constater ce que les personnages essayent de trouver et comment la nature (de ces lieux) attire et change les histoires.
Dans le livre de Gide, L'Immoraliste, il y a plusieurs raisons pour lesquelles Michel et Marceline sont attirés par l'Afrique. Au début, le couple veut s'enfuir de la société dans un effort de consolider leur mariage. Au commencement du voyage, l'Afrique les attire parce qu'elle est loin de la societé européenne. Dans ce climat chaud et clair, c'est vraiment un endroit idéal où Michel peut laisser tomber ses études et passer des jours heureux avec sa nouvelle femme. "Le lendemain le ciel était splendide quelque conversations point pressées diminuèrent encore notre gêne. Le mariage a vraiment commencé" (23-24).
L'attrait de l'Afrique change beaucoup dès que Michel tombe malade avec la tuberculose. Tout ce qui peut l'aider à combattre sa maladie est essayé. L'Afrique offre un climat guérisseur et donc le couple reste plus longtemps. Bientôt, Michel se sent beaucoup mieux grâce au climat, "J'oubliais ma fatigue et ma gêne. Je marchais dans une sorte d'extase, d'allégresse silencieuse, d'éxaltation des sens et de la chair.(50)" Pour Gide, l'eau représente l'acceptation de la nature. Michel regarde l'eau comme le salut. Michel pense que la nature est trés puissante et que l'eau est la chose la plus pure et la plus naturelle. Il décrit, "j'avancai...jusqu'à l'eau plus claire que jamais, et sans refléchir m'y plongeai...je me trouvais, non pas robuste encore, mais pouvant l'être, harmonieux, sensuel presque beau (68)."
Quand il commence à guérir de la tuberculose, la raison pour laquelle il reste est encore changée. Michel est attiré par la sens de liberté et la beauté qu'il sent en Afrique. Pour la première fois de sa vie, la nature devient une chose importante pour lui. Il apprend à apprécier la beauté de la terre et en même temps il commence à se sentir libre, loin des règles de la societé. L'eau devient la représentation de la naissance, la bonne santé, et l'extase pour Michel. L'eau est aussi décrite avec sensualité. En Afrique, les enfants et l'eau sont reliés et Michel peut faire ce qu'il veut. Il peut passer son temps avec des petits garçons sans avoir peur de la réaction de la societé. Cette nouvelle liberté que lui donne l'Afrique change même son opinion de lui-même, "Je me regardai longuement, sans plus de honte, avec joie.(68)"
Finalement, ils quittent l'Afrique pour un climat totalement différent; la Morinière, ils s'installent à la Morinière, la ferme de Michel qui se situe dans le paysage. Cet endroit a de bons points différents de l'Afrique. Au début, c'est Michel qui est le maître ici là et il aime beaucoup le pouvoir qu'il possède. Le fait qu'il peut faire ce qu'il veut sur la Morinière lui donne un sentiment de liberté. Avec son jeune ami Charles, Michel trouve que la Morinière devient un endroit où il peut se sentir encore comme un garçon; il monte à cheval tous les jours et fait des promenades sur ses grandes terres, loin des contraintes du travail et des responsabilités. Sa relation avec la nature à la Morninière peut être symbolissée par l'effet de l'eau sur lui. L'eau est trop naturelle pour la société. Quand Michel est près de l'eau il a des désirs qui ne sont pas acceptables dans la société. L'eau est associée avec Charles et le rapport que Michel a avec lui. L'eau représente la liberté aussi. Gide n'écrit pas sur l'eau dans la ville mais sur l'eau libre. La nature est pure et libre a la Morinière. Michel remarque, "cette terre, où tout s'apprête au fruit, à l'utile moisson, ne doive avoir sur moi la plus excellente influence(83)." Cette ferme est même plus attrayante parce qu'elle est très isolée, mais en même temps pas étrange; Michel peut se souvenir des temps qu'il passait à la Morinière quand il était enfant, "tout (souvenirs) s'y mêlait, s'y fondait en un uniforme bien-être(83)." La combinaison d'isolement et de nature, de bons souvenirs et le pouvoir de la liberté rend cet endroit extrêment attrayant pour Michel.
La dernière destination où ils s'installent dans l'Immoraliste est Paris. Pour Michel et Marceline, l'intérêt dans Paris est moins le climat ou le lieu que les gens qui habitent là. Pour Marceline, c'est vraiment là où elle veut commencer sa nouvelle vie; elle peut voir ses amis et se sent comme si elle était au centre du monde. Michel est attiré par son travail et des collègues qui travaillent avec lui, "je pus espérer trouver une compréhension un peu plus directe de la vie chez quelques romanciers et chez quelques poètes(103)." Bientôt, Michel se sent aliené à Paris parce qu'il a perdu son sentiment de liberte; il se sent contraint par la société. En plus, le climat à Paris est horrible, la neige "tomb(e) en abondance(122)", il fait très froid. Le climat horrible symbolise la maladie de Marceline et le poids de vivre là pour Michel. Ce n'est pas une surprise qu'ils quittent Paris peu après leur arrivée en cherchant un lieu plus chaud et libre.
Dans le livre d'Albert Camus, La Chute, le personnage principal est attiré par des endroits pour des raisons complétement differentes de celles de Michel et de Marceline. Jean-Baptiste Clamence habitait à Paris pendant tres longtemps avant de déménager à Amsterdam. Il aime Paris parce que cette ville lui donnait l'occasion de mener une vie sociale, célèbre, et plein de femmes. En effet, ce qu'il voulait faire à ce temps- là était de s'amuser avec des femmes, mais en même temps il s'imaginait faire des actes nobles. Paris, "un vrai trompe-l'oeil, un superbe décor habité par quatre millions de silhouettes" (10) était un endroit où il pouvait faire ce qu'il voulait sans sentir sa responsabilitié (ou même lucidité) qu'il craignait.
Jean-Baptiste éprouve un changement très profond après ses années en France. Il se rend compte qu'il se trompait tout le temps qu'il vivait en France et il décide qu'il veut vivre dans un endroit où il peut voir et juger les autres. Il choisit Amsterdam pour ce but. Amsterdam est situé dans un endroit parfait pour Jean-Baptiste, comme on a dit plus haut, il y a de l'eau partout; c'est un port, et donc des gens y arrivent et en partent tout le temps. Amsterdam semble très convenable pour une personne qui veut s'enfuir de son passé en jugeant les autres. Amsterdam convient parcequ'elle est une ville avec beaucoup d'eau et l'eau joue un rôle important dans La Chute.
Pourquoi l'eau a-t-elle un rôle si important dans La Chute de Camus? Camus utilise l'eau pour donner un aspect très ironique au livre. Il joue avec l'usage typique de l'eau dans la littérature. Typiquement l'eau est un symbole du baptême. Dans La Chute l'eau est un symbole des péchés de l'homme et Camus se moque de l'aspect religieux associé à l'eau. D'abord, son personnage principal a le nom biblique "Jean-Baptiste", mais le lecteur sait que ce Jean-Baptiste n'est pas un homme honnête. Dans le livre, Jean Baptiste Clamence fait des comparaisons entre lui-même et le Christ. Il dit " je l'avoue humblement, je me sentais fils de roi" ( 33). La fausseté de la comparaison est importante parce qu'il communique aux lecteurs la notion que Dieu n'existe pas. Donc, il est raisonnable que l'eau, un symbole de la religion, soit, pour Camus, un symbole des péchés.
Camus utilise l'eau dans le livre pour critiquer l'idée que Dieu, ou l'eau dans le sens religieux, puisse pardonner les péchés des hommes. Camus décrit les grands péchés du temps avec les mots de nettoyage. L'eau est le symbole de la propriété de la société, mais Camus suggère qu'il y a des choses qui sont trop mauvaises pour l'eau ou pour que Dieu les nettoie. D'abord, il écrit que l'eau est sale, ce qui implique la mort pas la naissance. "Comme les canaux sont beaux le soir! J'aime le souffle des eaux moisies, l'odeur des feuilles mortes qui macèrent dans le canal" (49). Camus parle des canaux qui ne sont pas de l'eau pure, mais qui sont l'eau de la société car c'est l'homme qui salit l'eau de la nature. Jean-Baptiste explique cela quand il parle de la façon de nettoyer la société. Il dit qu'en général la vie est seulement une question, "c'est à qui nettoiera l'autre"(12). Une manifestation de ce principe est le grand péché du monde moderne. Jean-Baptiste décrit cet événement avec beaucoup d'ironie, "Quel lessivage! Soixante-quinze mille juifs déportés ou assassinés , c'est le nettoyage par le vide" (15). Encore une fois Jean Baptiste se moque de l'idée de la clémence et il questionne la fonction de l'eau.
Dans le livre, l'eau est quelquefois responsable pour la réalisation des péchés, mais pas pour la clémence. Jean-Baptiste se souvient de son péché quand il regarde la mer ou les canaux, mais l'eau n'aide pas la femme, et elle n'aide pas Jean-Baptiste. L'eau ne change rien. Jean-Baptiste et la femme sont responsables pour eux-mêmes. En contraste, Jean-Baptiste a utilisé la pluie pour se cacher quand il a vu la femme. Il raconte, "une petite pluie tombait un bruine plutôt...j'étais heureux de cette marche, un peu engourdi, le corps calme, irrigué par un sang doux comme la pluie tombait." (74) Après avoir vu la femme, il a encore utilisé la pluie, "sous la pluie, je m'éloignai(75)".
L'eau est aussi le symbole de l'éternité. Camus écrit que rien ne change. Tout le monde pèche et tout le monde dit des mensonges. Donc, la meilleure chose est l'acceptation des péchés. Amsterdam est une ville qui accepte la malhonnêteté de la vie parce qu'il y a beaucoup d'eau . Amsterdam est un lieu d'exil. A cause de cela, Jean- Baptiste parle des cercles d'eau et des gens qui ne changent pas. "Il y a des siècles que des fumeurs de pipe y contemplent la même pluie tombant sur le même canal(61)." Jean- Baptiste explique que les péchés, comme l'eau, sont universels. "Je compris alors, sans révolte, comme on se résigne à une idée dont on connaît depuis longtemp la vérité que ce cri que ...avait retenti sur la Seine ...n'avait pas cessé, porté par le fleuve vers les eaux de la Manche de cheminer dans le monde à travers l'étendue illimitée de l'Océan et qu'il m'y avait attendu jusqu'à ce jour où je l'avais rencontré...qu'il continuerait de m'attendre sur le mers et les fleuves...ou se trouverait l'eau amère de mon baptême... Nous ne sortirons jamais de bénitier immense. (114)" L' eau est aussi le symbole de la dualité dans La Chute. Jean-Baptiste dit que tout le monde a une dualité. A cause de la pluie et de la bruine la dualité est claire à Amsterdam. Jean-Baptiste explique << j'aime ce peuple..je l'aime car il est double>> (16). Il les aime parce qu' il n'est pas insincère, il est double et c'est tout, pas de prétentions.
Les deux voyagent et cherchent les nouveaux lieux pour trouver le salut. Les choix des lieux différents montrent le rapport entre Jean Baptiste et Michel et la nature. Il y a un rapport très important entre les deux personnages et l'eau. Chacun a besoin d'échapper à la société donc les voyages des deux sont des commentaires sur la société.
Bibliographie:
Brée, Germaine, et Guiton, Margaret, Age of Fiction: the French Novel from Gide to Camus. New Brunswick: Rutgers UP. 1957.
Camus, Albert. La Chute. Paris: Collection Folio. 1956
Gide Andre. L'Immoraliste. Paris: Collection Folio. 1902.
La Musique:
Paris: Lifescapes: An Evening in Paris, "At the Café"
Water: Lifescapes: Ocean, "Aqua Dreamer."