Carin Ebey

Elizabeth Cudd

French 185 1996

L'édredon Commémoratif du Sida et Cargo Vie

Informations sur le sida Le sida a tué trois million de personnes dans le monde entier. Parmi les hommes de vingt-cinq à quarante- quatre ans, c'est la cause de mort la plus répandue. Qu'est-ce que ce sida qui a pris tant de vies? Une maladie sans remède, le sida (le sydrome immuno-déficitaire acquis) est causé par un virus fragile qui s'appelle le VIH. Chaque virus est un parasite qui a besoin de choisir un hôte. Ça veut dire qu'un virus sans hôte est destiné à mourir. Alors le hôte du VIH est le corps humain. C'est nous. Le VIH prend nos vies, mastique nos chairs. Contre ce virus, notre système immunitaire est impuissant. Le VIH est transmis par le contact direct avec les fluides corporels. Après être entré dans le corps, le VIH n'attaque qu'une espèce de cellule sanguine, mais c'est l'espèce qui nous protége contre les maladies. Une fois que le VIH attaque, le système immunitaire ne se rétablit jamais. Quand le VIH envahit le corps, on devient exposé à d'autres complications comme la pneumonie ou le cancer. Selon Les Centres Pour le Contrôle des Maladies, le sida est premièrement apparu aux Etats Unis entre les mois d'octobre 1980 et mai 1981. Pendant ces mois, cinq hommes, tous homosexuels, ont montré les symptômes d'une complication liée au sida. Deux de ses hommes sont morts. En ces temps-là les médecins n'avaient aucune idée de l'existence du sida. Ils n'ont pas su ce qui était responsable pour les deux morts. Trois ans ont passé jusqu'à ce que les docteurs puissent répondre à la question, "Qu'est-ce qui a tué ces deux hommes?" En 1983, le Dr. Montagnier à l'Institut Pasteur à Paris a trouvé le virus du sida. Avant cette découverte, beaucoup de gens, surtout les homosexuels, sont morts à cause du sida. Les gens continuent à mourir. Les homosexuels et les hétérosexuels, tous les deux sont tués par le sida. Quoique nous ayons trouvé la source de cette maladie, il nous reste à trouver un remède.

Informations sur l'édredon commémoratif du sida La date était le 11 octobre, 1996. L'édredon commémoratif du sida a été exposé dans la capitale des Etats Unis, Washington D.C. Qu'est-ce que cet édredon du sida? Il est une sorte de monument aux victimes de cette maladie. Chaque rectangle du monument représente une personne qui est morte du sida. Il y a à peu près 40,000 rectangles qui occupent un espace tellement frappant: vingt-deux terrains de football américain. Les 40,000 rectangles représentent douze percent des morts causées par le sida aux Etats Unis. Douze pourcent! Toutes les pièces de l'édredon mesurent trois pieds sur six ou la taille d'une tombe. Cet immense édredon pèse cinquante tonnes. Plus de sept million de personnes ont visité ce monument dédié aux victimes du sida. Il a été montré partout, à Boston, à New York, à Chicago, à Los Angeles mais la première fois était à San Francisco. En 1985, on a annoncé qu'il y avait eu mille morts a San Francisco à cause du sida. Un homme qui s'appelle Cleve Jones a été frappé par ce chiffre. Mille personnes sont mortes mais personne ne semblait s'en soucier. Alors, Jones a demandé à chaque personne de créer un carré sur lequel elle a écrit le nom d'un ami qui est mort du sida. Tous ces carrés ont été suspendus au devant d'un immeuble fédéral. Le résultat était étonnant. C'était la vue de ces placards collés ensemble qui a inspiré Jones à créer un édredon. Le 21 juin, 1987 Cleve Jones a organisé le projet de l'édredon commémoratif du sida qui s'appelle NAMES. En 1987 Jones a fait le premier rectangle en l'honneur de son ami, Marvin Feldman. Presque dix ans plus tard, il y a à peu près 40,000 rectangles.

Rapport entre le sida et l'édredon commémoratif du sida Etant l'art folklorique essentiel des Etats Unis, l'édredon représente la chaleur, la paix, l'humanité. Quand il fait froid, nous cherchons nos édredons. Nous nous échappons du mauvais temps. Quand on a une fièvre, on cherche la chaleur d'un édredon. Les édredons servent à nous protèger, à nous consoler. Ils nous donnent le réconfort. L'édredon commèmoratif du sida donnent le réconfort aux amis des gens qui sont morts du sida. Comme toutes les formes de l'art, chaque édredon raconte une histoire. Il y a des édredons qui représentent l'histoire des familles. Ils racontent des mariages, des naissances, et des morts. Ils racontent des moments de bonheur et de tristesse. L'édredon du sida raconte la lutte que ce pays a eue et a avec le sida. Il faut se souvenir de chaque moment de cette lutte parce qu'un moment oublié est une personne oubliée. Alors, l'édredon du sida empêche que nous oublions les trois million victimes de cette maladie. Il empêche que nous effaçions les vies des trois million d'innocents qui ont été tués par le sida. En effet, ces innocents, ces victimes du sida deviennent immortels. Leurs corps sont morts mais la mémoire de ces gens vit encore.

Information Sur la Vie de Pascal de Duve- tiré de la préface Pascal de Duve est né le 5 février 1964 à Anvers. Il a vécu à Paris depuis septembre 1987 où il a enseigné la philosophie. Sinologue d'origine, il parlait couramment plusieurs langues parmi lesquelles le chinois, l'arabe, le russe, le tchèque, le serbo-croate, etc. C'est en 1990 qu'il a publié Izo, son premier roman, dont la critique a salué l'immense talent. Pascal de Duve est décédé en avril 1993, moins d'un an après avoir écrit Cargo Vie, son deuxième livre. Cargo Vie Ce livre est le journal de bord d'un jeune homme atteint du mal du sida. Embarqué le 28 mai 1992 sur un cargo mixte en partance pour les Antilles, l'auteur était de retour au Havre le 22 juin, ayant fait de cette grande boucle un voyage hautement symbolique, d'où par la mer, le ciel et l'écriture, il revint spirituellement transformé. Ce texte décrit les harcèlements, physiques et mentaux, de la maladie, de la proximité de la mort, mais aussi le formidable gout de la vie qu'ils lèvent. Comme s'il fallait s'extraire du monde pour découvrir le Monde. Pascal de Duve, d'entrée de texte, propose en sous-titre : " Vingt-six jours du crépuscule flamboyant d'un jeune homme passionné. " Il termine par ces mots : " Ce n'était pas un voyage comme les autres, c'était mon voyage comme les autres, c'était mon voyage, unique, dans l'espace et dans le temps. "

Rapport entre le sida et Pascal de Duve On ne sait rien de la vie de Pascal de Duve avant qu'il ait contracté le virus du sida. Dans son livre il parle seulement de sa vie séropositive. A cause de la situation du roman in medias res on ne voit pas comment il s'est adapté à la maladie, mais on peut voir ses attitudes envers le sida après qu'il devient séropositif. Pour de Duve, la maladie a deux côtés. Le bon côté est qu'il voit le monde d'une nouvelle façon, il dit qu'il "découvre avec ravissement petites et grandes choses de la Nature, auxquelles je ne m'étais jamais intéressé ou attardé avant mon sida." (pg. 45) Le mauvais côté est le prix de cette nouvelle connaissance; "Il serait malhonnête de ma part de cacher que parfois, peut- être même souvent, mon cheminement vers la Mort m'angoisse au lieu de me passionner." (pg. 54) Pascal de Duve se trouve entre les deux aspect de sa maladie, entre l'amour et la haine pour son sida. Il décide de faire un voyage sur mer pour s'habituer à l'idée de sa mort imminente. Le journal de ce voyage devient le livre Cargo Vie, qui est simplement une collection de ses pensées sur des sujets divers. Il dit "VIH, c'est un peu toi qui écrit ici." (pg. 13) Dans ce livre il écrit sur l'amour, ses rapports avec les autres, la vie et la mort- et tout est relié à sa maladie. Pascal de Duve a été abandonné par son amant quand il commençait à devenir de plus en plus malade. A cause de cet abandon il est très amer sur le sujet de l'amour. Il croyait qu'il y avait quelque chose de divin dans son rapport avec E., son amant, mais après sa trahison il dit "E., sous les gants de ton mutisme honteux, tu as les mains sales." (pg. 27) Le sida avait pris son avenir, mais il avait donné à Pascal une nouvelle appréciation du présent.

Le rapport entre l'édredon commémoratif du sida et Pascal L'édredon commémoratif du sida est une façon pour les affligés de porter le deuil pour quelqu'un qu'ils ont perdu au sida. Ils peuvent créer une section pour les garder en mémoire. Dans ces sections ils mettent ce qui est important entre eux et le personne qu'ils ont perdus. Nous avons créé une section pour Pascal de Duve avec les souvenirs que nous avons de son livre, Cargo Vie. En haut de la section il y a un bateau, qui représente le navire que de Duve a pris pendant son voyage. Il y a des cannes à pêche qui ont des hameçons dans les lettres de son nom. Cela symbolise le fait que pendant son voyage de Duve a attrapé des morceaux de son âme dans son journal. Le voyage était un processus de découvertes, où il a trouvé les vérités de son esprit. Chaque fois qu'il a trouvé un nouvel aspect de sa personnalité, c'est comme s'il avait pêché une partie de son nom de la mer. Sur le sable en bas de la mer nous avons mis un crabe. Le crabe est nommé "E.", d'après son amant traître. Les actions d'E étaient très pénibles, comme les pinces d'un crabe. A côté du crabe il y a un message dans une bouteille. L'écriture sur l'étiquette dit que c'est une lettre à Nicole, la seule amie qu'il a trouvée pendant le voyage. La lettre à Nicole était comme une lettre dans une bouteille stéreotypique, parce que c'était un appel au secours, mais aussi un effort pour communiquer avec quelqu'un qui est séparé par beaucoup de barrières. Le dernier objet dans le panel est un coffre à trésor. Dans le coffre on voit des barres d'or qui ont les mots "Cargo Vie" inscrits à la surface. L'or est le trésor qu'on peut trouver dans le livre; les pensées profondes d'un homme qui est face à face avec la mort. Les pensées dans son oeuvre sont plus valables que les richesses, parce que le prix de cette connaissance était sa vie. Sans le sida, il n'y aurait pas ce livre, mais à cause du sida, nous avons perdu la voix d'un intellectuel brillant.

Bibliographie

De Duve, Pascal. Cargo Vie. Paris: Editions Jean-Claude Lattès, 1993.

Gallagher, John. "Naming Names." The Advocate. October 15, 1996, 53-55.

Hawkins, Peter, S. "Naming Names: The Art of Memory and the NAMES Project AIDS Quilt." Critical Inquiry. Summer 1993, 752-779.

Lopes, Sal. Living With AIDS: A Photographic Journal. Boston: Little Brown & Co., 1994.

Sturken, Marita. "Conversations With the Dead." Socialist Review. October 1995, 65-95.

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