Louis Aragon
"Elsa au miroir"

Ecrit par Lauren Capp

 

Pendant l’Occupation de Paris, la vie est devenue pleine d’incendie et de tragédie. Aragon a écrit beaucoup de poèmes pour expliquer sa peine à cause de cette destruction de vie et de la France – un objet de son amour. Dans « Elsa au miroir », il décrit sa femme qui peigne ses cheveux devant son miroir. Il dit qu’elle reste là, « au milieu de notre tragédie », pendant un jour entier. Il aime regarder cette femme et sa beauté, mais il ne peut pas séparer cette beauté et le monde tragique. Pour Aragon, Elsa est à l’oeil de la tempête – mais à cause de la passion qu’elle inspire, elle est aussi le coeur de la tempête. Son amour profond pour Elsa éclaire son amour pour la France et sa douleur profond qu’il ne peut pas échapper.


Dans le poème, Aragon utilise une structure inconsistante. Le premier part du poème a quatre strophes avec cinq verses. Ces verses ont les rimes normales : la première strophe et la troisième strophe ont l’organisation : A, B, B, A, A – comme « tragédie, miroir, voir, incendie, tragédie (1-5) ». La deuxième strophe et la quatrième strophe ont l’organisation : B, A, A, B, B – comme « miroir, dit, tragédie, croire, miroir (6-10) ». Toutes ces strophes répètent un mot au premier vers et au dernier vers : tragédie, miroir, dit, et mémoire. Le dernier part du poème a cinq couplets avec les rimes comme – A, A – B, B – A, A – A, B – B, A. Le premier couplet a une rime normale avec tragédie et jeudi, le deuxième couplet avec mémoire et miroir, et le troisième couplet avec tragédie et maudit. Le quatrième couplet et le cinquième couplet ne riment pas, mais la fin du premier vers du quatrième couplet – « dits » – rime avec « incendie », la fin du dernier vers du cinquième couplet. De même, la fin du dernier vers du quatrième couplet – « soirs » – rime avec « s’asseoir », la fin du premier vers du cinquième couplet. Aragon aurait pu mettre « nuits » pour « soirs » dans le 28ème vers, ce qui rimerait avec « dits (27) ».


Alors, Aragon a fait un choix de cette structure pour connecter les couplets, qui sont connectés aussi par l’anaphore du mot « Et (23, 26, 27, 28, 29, 30) ». En plus, il connecte le poème entier avec la répétition de deux rimes. Cette organisation rend le poème très systématique, comme son monde dans lequel la guerre, la déshumanisation, et l’inhumanité sont répétitives et déprimantes. Au contraire, le poème est divisé par un volta qui suit la quatrième strophe. Le premier part du poème est très musical avec les strophes longs et berceuses, dont les verses comme « C’était au beau milieu de notre tragédie (1) » répètent beaucoup. Après le volta, les couplets sont beaucoup plus brefs et brusques. Ce changement de la structure signifie une modification du ton. Aragon réalise au fin de la quatrième strophe que, même si au miroir qui reflet la beauté, il peut voir la souffrance : « ces feux éclairaient des coins de ma mémoire (20) ». Par conséquent, la musique du poème devient robotisée comme la déshumanisation. Il y a un autre changement du ton au 27ème vers : Aragon adresse « Vous » -- le lecteur – et change les rimes parce qu’il devient plus en plus transi d’image des souffrances dans la miroir et « le monde maudit » et il doit les exprimer au lecteur.

Il y a beaucoup d’éléments poétiques qu’Aragon utilise qui suggère le chagrin qu’il a ressenti à la guerre, au mort, et à l’injustice. Aragon crée une antithèse avec l’amour et la beauté d’Elsa, et la tragédie de l’Occupation. « Les cheveux d’or (3) » d’Elsa sont une métaphore pour les incendies. « Les fleurs sans fin de l’incendie (14) » représentent le feu de la romance et l’amour que les fleurs expriment. Au même temps, les fleurs sont aussi comme les fleurs funèbres pour les personnes qui sont mortes dans les incendies de guerre et des crematoriums. « Les fleurs » sont aussi un jeu de mots pour les fleuves de larmes. En plus, Aragon référence l’Occupation quand il répète, « notre tragédie (1, 5, 8, 17, 21, 25) » et il compare « ce miroir maudit (18) » et « ce monde maudit (26)». Aragon fait une autre métaphore avec les soldats – « les acteurs de notre tragédie (25) » dont « vous savez [les] noms (27) ». Il ne doit pas dire ces noms parce que personne ne s’occupe des noms spécifiques des Résistants – leurs actions sont leurs noms métaphoriques qui comptent. Aragon emploie aussi une assonance avec « je les ai dits (27) » et « reflet d’incendie (30) », ce qui renforce ces métaphores. Les soldats dont le lecteur connaît les noms sans qu’Aragon « les [ait] dits » apparaissent dans le miroir comme un « reflet d’incendie ». Même si son amour ne dit rien de la guerre et les morts, il les voit dans son reflet.


Dans « Elsa au miroir », Aragon réalise de plus en plus que son amour pour Elsa ne peut pas être une illusion belle à laquelle il peut échapper les tragédies du monde. Avant le volta, il exprime comment elle est « au beau milieu de notre tragédie (1, 5, 8) ». Il utilise une métaphore qui compare « ses cheveux d’or » qu’elle peigne avec « un air de harpe (9) ». Il fait un jeu de mots avec « peigne » pour représente « peine » -- et avant le volta il dit, « Le peigne partageaient les feux de cette moire (17) » parce qu’il peut voit une lueur d’espoir dans son amour. Au contraire, cette lumière lui réveille – et il est forcé à voir la réalité cruelle.


Après le volta, son « illusion » d’amour est imprégnée par des éléments d’Occupation ; il ne peut pas encore séparer les deux. Ce poème montre que l’amour existait dans l’Occupation et il était aussi fort que la haine et la peine. Au même temps, parce que cet amour et cette beauté étaient aussi réels que la destruction, ils occupaient le même « monde maudit ». Alors, l’Occupation et la souffrance a touché et contaminé toute la vie – même les choses parfaites comme l’amour doré – parce que l’or a réfléchi les tragédies.

 

Cliquez ici pour le poème

 

Retour -- Continue