par Kate Dorr, Dana Gomez, et Kimi Wetterauer
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Le but du surréalisme est de libérer linconscient et ces oeuvres aident leur public à se libérer. Paul Eluard (poète), Erik Satie (compositeur), et Yves Tanguy (peintre) étaient très importants dans le mouvement surréaliste. Leurs oeuvres inspirent au moyen dimages poétiques, visuelles et auditives, limagination avec ambiguité, atmosphère de reve et de mystère. Paul Eluard, dans son poème intitulé « Seconde nature, » est un bon exemple.

Paul Eluard par Man Ray
Seconde nature
Les oiseaux maintenant volent de leurs propres ombres
Les regards nont pas ce pouvoir
Et les découvertes ont beau jeu
Loeil fermé brûlé dans toutes les têtes
Lhomme est entre les images
Entre les hommes
Tous les hommes entre les hommes.
Le poème « Seconde nature » dans la partie « LAmour la poésie » de Capitale de la douleur par Paul Eluard est une description de linconscient et de ses pouvoirs. Utiliser linconscient nest pas le premier moyen de voir le monde, mais il vient de la nature humaine, donc le titre commence le poème avec une suggestion du naturel. Le poème nest quune seule phrase, sans ponctuation sauf le dernier point. Les idées donc coulent de lune à lautre et forment un tout. Il ny a pas de rime, mais il y a des sonorités comme laliteration dans « toutes les têtes » et la répétition des mots « entre »et « homme(s). » Ça rend le poème plus poétique.
Dans le premier vers « Les oiseaux maintenant volent de leurs propres ombres. » Les oiseaux sont des symboles importants chez Eluard. Parce quils peuvent voler ils signifient la libération, le but du surréalisme. Que les oiseaux puissent volent de leurs ombres signifie la découverte de la lumière, un autre symbole de la libération. Ils volent à partir du noir quelque chose de non illuminé/inspiré. Le fait quils volent, et donc ils utilisent leur propre effort montre que la promesse de la libération est en eux. Elle nexige que leffort de leurs ailes. Les oiseaux ne volent pas seulement dombres, mais de « leurs propres ombres. » Ils séchappent de quelque chose de peu éclairé qui est deux. « Les regards nont pas ce pouvoir » de se libérer de leurs ombres. Cela suggère que la quête de la libération exige plus que la faculté des yeux ; on doit faire plus que regarder le monde. «Les découvertes ont beau jeu, » veut dire quils nont pas de difficulté pour échapper aux ombres elles ne sont pas couvertes, et donc pas dans le noir, par définition. Une découverte est un nouveau moyen de penser/voir et donc cest une illumination.
Les surréalistes voulaient dire que l'on doit explorer plus que ce quon peut voir pour explorer lexistence. Eluard écrit dans « LEvidence poétique, » « il ny a pas de dualisme entre limagination et la réalité. » Le pouvoir de lesprit est aussi important que ce quon voit autour de lui. Limagination/linconscient est loeil dans la tête. « Loeil fermé brûlé dans toutes les têtes. » Il faut quon ouvre loeil dans la tête et donc regarde en soi pour libérer linconscient. On doit voir ce quil y a dans lesprit. « Lhomme est entre les images » parce quil est la force pour créer et les libérer. Le mot « image » était très important pour les Surréalistes parce que cest un mot à propos de lart, ils exploraient les images dans linconscient, et ils interrogeaient le rapport entre le mot, limage, et lidée. Les images nexistent pas sans les hommes ; peu importe si on rêve des choses bizarres, lhomme est là parce quil pense. Ça donne de la force aux idées et les lie à nous. Lhomme se libère donc lui-même et par là il libère les autres hommes : « Tous les hommes entre les hommes, » entre peut dire « à travers. » Les surréalistes trouvaient la solidarité très importante pour leur groupe, et ils voulaient lavoir avec le reste des gens aussi. Quelquun avec un inconscient libéré créera nécessairement lart, et la « principale qualité » de lart surréaliste, selon Eluard, est dinspirer. Il écrit aussi dans « Lévidence poétique, » « Limagination na pas linstinct dimitation. Elle est la source et le torrent quon ne remonte pas. » La répétition du mot « homme » suggère un écoulement qui ne sarrêtera jamais, qui continuera linspiration des autres. Il va réaliser le but surréaliste de changer la vie. Ce poème suggère la réalisation dune connexion avec le monde (un but des surréalistes) à travers linspiration surréaliste. On doit voler de son ombre.
par Kate Dorr

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Erik Satie
Ensuite, on veut explorer la musique surréaliste dErik Satie. Gnossienne No. 3 est une des trois pièces sous le titre les Trois Gnossiennes dErik Satie, un compositeur français qui vivait de 1866 à 1925. Elevé dans une famille bourgeoise et rigide, il était discret, timide, et réservé, et on peut voir cela dans sa musique. Satie écrivait souvent ses oeuvres comme groupes de trois afin de présenter une idée centrale musicale de plus dun angle. Les Trois Gnossiennes sont donc similaires aux pièces plus connues de Satie, les Trois Gymnopédies. Les deux ont des textures simples et sont à la fois tendres et majestueuses et aussi calmes et mélodieuses. Les Trois Gnossiennes cependant, ont une saveur orientale.
Le morceau commence assez doucement avec une mélodie qui oscille comme quelquun qui sendort, mais il lutte contre le sommeil qui veut le mener vers linconscient. Il y a une répétition de la même mélodie mais un peu plus lente que la première, qui signifie que la personne ne peut pas continuer le combat. Linconscient prend le pouvoir de lesprit conscient et le rêve commence. Satie utilise souvent la répétition des phrases et dhabitude celle qui est répétée est plus lente que la première, probablement pour laccent. La phrase suivante est différente, plus rapide et il semble que le rêveur voyage sans but ou quil ne sait pas où il va comme un véritable flâneur. La mélodie reprend à celle du début mais dans une clef différente. Cela symbolise que le flâneur se trouve dans un lieu différent. Encore une fois les voyages reviennent et puis ils sont répétés comme si le rêveur se déplaçait dun endroit à lautre. Cest comme Satie lui-même qui déménageait beaucoup dans sa vie (Myers, 16). Juste après le deuxième voyage la musique devient plus forte et il y a plus dassurance. Mais cette phrase dure assez peu et après, la mélodie est encore douce. Les voyages sont présents pour la dernière fois et puis la musique est plus légère. Pour conclure la pièce, la mélodie revient au ton du début, puis un son tout à fait différent. Finalement, la pièce finit très lentement.
Les Trois Gnossiennes étaient les premières pièces qui étaient écrites dans la notation
sans mesures, sans clefs et sans signatures du temps. Cétait aussi la première fois que des indications humoristiques étaient écrites au dessus de la musique, un moyen que le compositeur utilisait fréquemment plus tard dans sa musique. Cependant les instructions bizarres, par exemple: Conseillez-vous soigneusement, najoutent rien à la musique ni enlèvent lexpression innée des pièces. Elles créent, toutefois, un certain humour par laspect inattendu. Le style de Satie est tout à fait présent dans chacune des Trois Gnossiennes: les phrases mélodieuses qui sont répétées; les cadences modales; et le rythme essentiel dans la basse qui est présent jusquà la fin. Il me semble que Gnossienne No. 3 est une pièce surréaliste parce quelle évoque des sentiments et des images dun rêve. La mélodie progresse comme un voyage, mais un voyage ambigu et désorienté. La pièce est triste et aussi lyrique, surtout les phrases au milieu qui ressemblent aux voyages, aux changements et aux transitions. Il semble que la mélodie soit réservée et limitée, similaire à la vie de Satie. Il y a un sentiment détouffement de constriction aussi. Satie et le rêveur de la pièce cherchent la libération de la vie quotidienne dans linconscient, une chose très importante dans le surréalisme. Néanmoins, le rêve et le voyage sont des aventures, autre élément du surréalisme.
Satie était un spécialiste de titres uniques. Je pense que le titre les Trois Gnossiennes est lié au mot gnose qui représente la connaissance de la vérité spirituelle. Ce nest pas clair si Satie avait une signification pour ses titres. Souvent lauditeur doit imaginer la signification de la pièce lui-même, alors il devient surréaliste aussi. Toutefois il y a une hypothèse pour ce titre. Les Trois Gnossiennes est peut-être une vague allusion au palais de Knossos en Crètela scène de la légende dAriane et du Minotaure. Quoique cela puisse bien vouloir dire, le titre a un élément mythique et mystérieux.
Pour comprendre la musique de Satie on doit connaître le caractère de lartiste lui-même. La musique et la personnalité du compositeur sont totalement mélangées, donc il est impossible de les séparer. Satie aimait sentourer de mystère. Il voulait vivre très caché des autres. Il vivait dans la solitude et lisolation pour pouvoir travailler sans interruption. Comme un sculpteur qui présente son oeuvre pour que les personnes puissent la regarder de chaque côté, Satie aime unifier des aspects différents de la vie comme lagitation, la solitude et la tranquillité pour représenter la vie de quelques points de vue en musique.
par Kimi Wetterauer

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Yves Tanguy par Man Ray
On finit avec la peinture dYves Tanguy (1900-55), lartiste autoditacte, né en France, mais surréaliste naturalisé américain en 1948. Il était le fils dun capitaine de la marine marchande et le mari de Kay Sage, américaine, poète et peintre elle-meme. Inspiré par Giorgio de Chirico, il est devenu membre du mouvement surréaliste en 1925. Connu pour la création de son propre univers, ses oeuvres contiennent une étrangeté sans précédent. Quand on regarde ses oeuvres, on ne peut pas se servir de ses facultés rationelles, on doit laisser les suppositions et les prédispositions. Bien quil y ait des théories qui disent quil était inspiré par les structures de pierres préhistorique en Bretagne, le lieu de sa naissance et un endroit quil a fréquenté pendant son enfance, on ne peut pas comparer ses oeuvres au monde réel.
Tanguy na jamais donné dexplications ou dinformation sur ses oeuvres ou ce quil voulait exprimer. Ses titres sont énigmatiques et il a souvent demandé à un ami de les choisir. Il est donc difficile pour un observateur de comprendre ses oeuvres. Néanmoins, on ne peut pas etre indifférent à ses peintures, et on regarde ses scènes avec ses propres aspirations, espérances, et peut-etre peurs. Alors, Tanguy est un vrai surréaliste car il veut donner la liberté aux observateurs et stimuler la puissance de limagination et la fascination.
Un Grand Tableau qui représente un paysage (1927) est un bon exemple de peinture avec un titre trompeur car il ne sagit pas dun paysage traditionel. Laccent est mis sur la représentation. Tanguy ne sest pas servi de la nature comme modèle, le tableau nest quune image qui ressemble à un paysage. Il y a une zone bleue qui peut-etre vue comme le ciel et une surface qui ressemble à une plage. Les deux sont divisées par une ligne comme un horizon. Un grand bloc dune forme géométrique, presque comme une pyramide, se dresse de la surface. Il y a trois ou quatre formes ou objets abstraits, quon ne peut pas exactement appeler des animaux, et une végétation broussailleuse. Une forme, qui est debout, est vaguement humaine et une autre est un peu comme un chat. Les herbes sans feuilles, qui ressemblent à lalgue marine, sont en pente comme sil y avait du vent. Il y a aussi des lignes verticales dans la direction du ciel où des formes blanchatres, qui sont un peu comme des baleines, flottent ou volent. La source de la lumière est à gauche, mais on ne sait pas son origine. Donc, cest impossible de dire où la scène est située et de quel point nous regardons. Limage consiste en beaucoup de petites formes, mais elle est assez vide. Il y a un calme menaçant et les ombres obscures créent une atmosphère angoissante. La fluidité et lambiance aqueuse donnent lidée dun reve ou peut-etre un cauchemar.
Mais tout ce que jai dit est une interprétation. Tanguy ne créait pas des images avec des explications faciles à trouver. On ne sait jamais ce quil veut dire, et peut-etre, ne le savait-il pas non plus. Ses oeuvres forcent lobservateur à découvrir les idées dans son imagination donc à produire le tableau. On doit penser quand on regarde ses oeuvres, et cette comtemplation libère la fascination. Il a exploré un monde exotique et éloigné que personne na jamais vu. Il a refusé dimiter les formes reconnaissables, mais il y a une présence tangible de ses objets qui nous les fait noter. Les tableaux distants, avec une autonomie et une unité interne, se séparent de la réalité externe. Cette indépendance crée un équilibre et un mystère parce quils sont insondables et la raison napporte pas la compréhension, spécialement quand on lit les titres. Les oeuvres de Tanguy révélent par ce quelles voilent et montrent par ce quelles dissimulent.
Tanguy ne faisait pas un commentaire sur le monde réel et sil y a des parallèles, ils sont fortuits et souvent faits par lobservateur. Tanguy était un vrai surréaliste parce quil ne voulait pas que tout le monde interprète ses oeuvres de la meme façon. Au contraire, il refuse dimposer les réponses sur son public. Il y a la divergence et lincohérence dans ses oeuvres qui donnent à lobservateur la liberté sans conseils. Ses oeuvres qui nous font réfléchir, comme Un Grand Tableau qui représente un paysage, donnent seulement les points de départ pour la spéculation imaginative et ils laissent lobservateur devenir aussi surréaliste.
par Dana Gomez
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Bibliographie
Alexandrian, Sarane. Surrealist Art. London : Thames and Hudson, 1970.
Matthews, J.H. Eight Painters : The Surrealist Context. Syracuse : Syracuse
University Press, 1982.
Myers, Rollo H. Erik Satie. London : A & E Walter Ltd., 1948.
Orledge, Robert. Satie Remembered. Portland : Amadeus Press, 1995.
Soby, James Thrall. Yves Tanguy. New York : The Museum of Modern Art, 1955.