Oscar Saunders
Nicole Gordon
Sara Vasquez

Les Nymphéas de Monet, Sirènes de Debussy, et Marine de Verlaine

Les Impressionnistes dépeignent le monde naturel, et nous nous concentrerons sur les trois aspects suivants: le choix du plein air, la représentation du mouvement, et l'imprécision dans la nature. Ces trois aspects se voient dans Les Nymphéas (1915) de Claude Monet, Marine de Paul Verlaine, et Sirènes de Claude Debussy.

Les trois oeuvres sont situées en plein air, dans la nature. Pour le peintre Monet, le compositeur Debussy, et le poète Verlaine, la nature jouait un rôle essentiel. Les Nymphéas est un des meilleurs exemples d'impressionnisme. Les touches de couleurs sont appliquées très vite, pour capturer le moment exact. L'eau, la lumière, et les plantes s'unissent pour créer un effet de repos et de beauté. Marine utilise des mots pour décrire une scène de tonnerre et d'éclairs qui perturbent l'eau. Les vagues deviennt les victimes de la brutalité des éclairs brutaux et sinistres. La lune est comparée à un oeil qui "clignote." Sirènes est aussi une scène de mer. Des vagues sont créées par des notes qui montent et descendent constamment pendant le morceau. Le vent se manifeste dans les voix des sirènes (une chorale de femmes) qui sont étouffées par les instruments de l'orchestre. Dans ces trois oeuvres la nature est parfois douce, parfois violente, mais elle est toujours un thème central.

Ecoutez "Sirènes"
Un autre aspect important dans ces trois oeuvres est le mouvement. Dans le tableau de Monet, le mouvement se manifeste dans la lumière et le vent modéré, qui est créé par des touches de couleurs d'intensité different. La lumière ne révéle jamais les mêmes objets dans exactement la même façon, ce qui donne au tableau un sens de fuite de temps. Les ombres montrent que l'eau ondule, créant du mouvement. On peut voir, au bas du tableau, vers le milieu, des dérangements dans le calme de l'eau. Le cercle des petites vagues est produit par ce dérangement. Tout ce qui est précis et clair a l'air tranquille, donc le vague dans la peinture des nymphéas suggère le mouvement. Dans Marine, il y a des vers impairs de cinq syllabes qui donnent un écoulement rythmique au poème que ne pourrait pas produire un nombre égal de syllabes. La rime embrassée, qui commence et finit avec le même son, reproduit le mouvement des vagues. Il n'y a qu'un seul point, à la fin du poème, ce qui crée aussi une fluidité. Les verbes, en décrivant les actions de la nature, créent aussi du dérangement. Par exemple, l'océan "palpite" et l'éclair fend le ciel. De plus, on fait une comparaison entre la lune et un oeil qui "clignote." Dans Sirènes, leurs voix sont de temps en temps étouffées par le vent. Cette variation dans l'étouffement produit l'effet du mouvement. Ressemblant à une vague, les notes montent et descendent, ce qui crée aussi un sens de dérangement.

Lecture de "Marine"
L'imprécision est le troisième aspect que l'on peut associer à l'Impressionnisme et qui unit à ces chefs d'oeuvres. Dans le tableau, les lignes sont floues et imprécises. Les fleurs et les plantes ne sont pas définies. C'est plutôt une représentation de la lumière et de la couleur naturelle qu'une image des fleurs actuelles. Nymphéas dépeint une scène de fleurs, d'eau, et de lumière qui s'harmonisent pour créer un effet de calme. Marine décrit un moment précis en utilisant des termes imprécis. Par exemple, "Le ciel de bistre," "L'océan sonore," et "luit et clame." Verlaine n'explique pas comment les vagues luisent et clament ou comment l'océan est sonore, il les suggére par ses sonorités musicales. Sirènes évoque une impression fluide et légère des sons de la mer. L'imprécision de ce morceau est créée par les voix étouffées des femmes qui ont l'air ludiques et mystérieuses. À cause de cet effet, le morceau a une qualité hypnotique comme les sirènes de la mythologie grecque avaient sur les gens qui les ont entendues.

Nymphéas, Sirènes, et Marine ont trois aspects impressionnistes en commun: un sujet naturel, une représentation du mouvement (surtout dans l'effet des vagues), et l'imprécision de la description. Ces trois aspects s'unissent pour créer des oeuvres aussi tendres que violentes.
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