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Ces trois oeuvres impressionnistes partagent le thème des souvenirs aigre-doux. La femme dans la peinture de Monet, Femme à l'ombrelle, qui fait penser au passé crée l'atmosphère du regret, de la tristesse et de la solitude. Syrinx (1913), par Claude Debussy, évoque le sentiment d'un désir ancien et non consommé, comme le ton de "Mon rêve familier," par Paul Verlaine, qui signifie un amour brouillé par la distance et la mémoire. Ces sentiments sont exprimés avec des conventions de l'impressionnisme: la nature, l'incertitude, et la légèreté.
On appelle souvent Claude Monet "Le père de l'impressionnisme" à cause de sa grande influence sur le monde de cet art revolutionnaire. Une peinture qui est un peu moins connue, mais très célébrée néanmoins, et qui représente bien le style de l'Impressionnisme est Femme à l'ombrelle. Monet a peint la femme comme si elle faisait partie du ciel; ça veut dire qu'il l'a peinte de la même façon qu'il a peint ses environs. Voici une femme qui ne nous regarde pas, et l'aspect de la nature est évident dans les plis de sa robe qui se balancent dans le vent. Les coups de pinceau et les couleurs que Monet a utilisés donnent à la peinture le sentiment d'un moment éphémère qui est l'essence des peintures impressionnistes.
Les couleurs utilisées sont trés légères car elles étaient mélangées avec le blanc avant d'être mises sur le toile. Il y un équilibre entre les couleurs fraîches et les couleurs chaudes. Pourtant, il faut remarquer le contraste entre la lumière du soleil et l'obscurité de l'ombre créée par l'ombrelle. Monet s'intéressait beaucoup aux effets de la lumière sur la nature pendant la journée. On remarque aussi un aspect de légéreté dans cette peinture à cause de ses coups de pinceau rapides. Et on peut voir chaque coup de pinceau sur le tableau. Il est évident qu'il a utilisé des couches de couleurs et la direction des coups de pinceau pour produire le mouvement --le vent.
Le sujet lui-même est important aussi. Le visage de la femme n'est que des petits coups de pinceau. On ne peut pas distinguer les yeux, le nez, ou la bouche. Alors, cet élément d'anonymat donne à la peinture un sentiment d'éphémère. Son corps est penché vers la gauche. Donc, elle a l'air de regarder en arrière --cela évoque un sentiment de réminiscence.
Syrinx, un petit morceau de musique pour flûte par Claude Debussy, est une composition impressionniste qui résonne d'une nostalgie en même temps douce et triste. La pièce a été écrite comme musique d'accompagnement pour Psyché, une pièce de thêatre de Gabriel Mourey (Lockspeiser, p. 175). Dans la mythologie grecque, Syrinx était une belle nymphe aimée de Pan. Syrinx s'était changée en roseau, dont Pan a fait un pipeau pour jouer des chansons pour son amour perdu.
Bien que le thème de Syrinx soit une légende classique, la pièce a plusieurs aspects de l'impressionnisme. La pièce coule librement, sans tempo fixe, rappellant l'idée de quelqu'un qui cherche un souvenir déjà vague et imprécis dans la mémoire, comme un tableau impressionniste. Les petites notes auxiliaires qui sont partout donnent à la pièce une mobilité et une légèreté, et évoquent l'image des petits rayons de lumière.
Lecture de "Mon rêve familier"
Comme le poème de Verlaine, "Mon rêve familier", la pièce est plein d'une nostalgie aigre-douce. Le mouvement des notes basses est contrasté avec l'effet émotionnel des notes longues et hautes. La figure mélodique dominante, une note longue suivie de deux notes très courtes, rappelle le son des petits rires et des larmes qui coulent. Syrinx donne une impression des sentiments ambigus, la tristesse d'un amour perdu et la douceur d'un amour toujours rappelé.
La sonorité et le rythme de "Mon rêve amilier" créent une atmosphère imprécise et vertigineuse qui le marque comme un poème impressionniste. Bien que le poème soit arrangé comme un sonnet, ce n'est pas la structure qui lui donne de la puissance; c'est la répétition des sons berceurs et "familiers": les phrases "rêve étrange et pénétrant" et "elle seule, hélas! cesse d'être un problème" produisent un effet doux et brouillé, comme la femme dont le narrateur parle. Elle parle comme une mère, avec une voix "lointaine, et calme, et grave"; les images que la description crée intensifient seulement la sensation du réconfort.
Les images aussi sont obscurcies par l'imprécision et la familiarité. Cette femme peut être "brune, blonde ou rousse," peu importe. Verlaine ne veut pas frapper le lecteur avec une image concrète qui nierait la sensation de la douceur et de l'incertitude. Vraiment, l'apparence de la femme de ses rêves change toujours, et il ne suffit pas de lui donner une définition. Sa beauté vient de sa forme et, ce qui importe surtout c'est son aptitude à comprendre le narrateur malgré les changements physiques ou spirituels.
C'est cette impression d'obscurité qui marque ce poème comme impressionniste. Le narrateur glorifie la constance des pensées et de la compréhension de la femme en dépit de son apparence brumeuse, exactement comme les peintres impressionnistes essaient de capturer des scènes de la nature: une entité qui ne reste jamais sous une forme concrète. Des rêves tiennent les mêmes propriétés physiques et significatives que le brouillard, la fumée, les nuages, des sujets conventionels de la peinture de cette époque. La femme que Verlaine décrit, cependant, joue le même rôle que la nature: une déesse toujours bienveillante et imprévisible. 