[1] "Gabriel Péri"
Jean-Paul Eluard

Un homme est mort qui n'avait pour défense
Que ses bras ouverts à la vie
Un homme est mort qui n'avait d'autre route
Que celle où l'on hait les fusils
Un homme est mort qui continue la lutte
Contre la mort contre l'oublie

Car tout ce qu'il coulait
Nous le voulions aussi
Nous le voulons aujourd'hui
Que le bonheur soit la lumière
Au fond des yeux au fond du cœur
Et la justice sur la terre

Il y a des mots qui font vivre[2]
Et ce sont des mots innocents
Le mot chaleur le mot confiance
Amour justice et le mot liberté
Le mot enfant et le mot gentillesse
Et certains noms de fleurs et certains noms de fruits
Le mot courage et le mot découvrir
Et le mot frère et le mot camarade
Et certains noms de pays de villages
Et certains noms de femmes et d'amies
Ajoutons-y Péri
Péri est mort pour ce qui nous fait vivre
Tutoyons-le sa poitrine est trouée
Mais grâce à lui nous nous connaissons mieux
Tutoyons-nous son espoir est vivant.


"Gabriel Peri"

Paul Éluard, poète français du 20me siècle, écrivait surtout pendant la deuxième guerre mondiale. Ses poèmes décrivaient ce qui se passait aux français pendant ce temps, comme le contrôle et l'oppression des allemands. Mais ses poèmes sont pour la plupart optimiste et encourageant, prenant les exemples de ce qui se passe et disant de se lutter contre les injustices de l'occupation. [3] Son poème " Gabriel Péri, " pris de Au rendez-vous allemand, montre très bien ces aspects idéologiques-sa pacifisme, son courage, et sa persistance, tout mélangé avec l'optimisme et l'idéalisme-agrandis par les aspects poétiques qui apparaissent dans le poème.

Le titre du poème soi-même est significatif du sujet du poème. Il est très simple ; le nom d'un homme seulement, rien de plus. Mais pendant la guerre, ce nom aurait eu de signification pour un français, surtout un résistant. Gabriel Péri était journaliste et très actif dans la partie communiste. Il était arrêté et fusillé par les Nazis après le commencement de l'occupation en 1941. Donc les résistants avec qui Éluard voulait communiquer auraient reconnu ce nom, et ils auraient associé le poème avec les idéals que Péri représentait. Il y aussi un jeu sur son nom ; Gabriel Péri a péri ; Gabriel Péri était mort. Bien sur, la façon de mort, que les résistants auraient associé avec la gloire et la lutte contre le mal, aurait été quelque chose d'admirable. Il devient dans ce poème un peu comme un martyr pour sa cause.

[4] La première strophe introduit le lecteur à Gabriel, pas par son nom, mais par les descriptions. Éluard utilise dans cette strophe la répétition du même phrases pour commencer chaque pair de vers : " Un homme est mort. " Ça indique l'importance de ce fait horrible, que cet homme a maintenant disparu. Trois fois en six vers, il répète ce même pattern, et les premières deux fois, il cette phrase répétée est suivie par un négatif. Élouard utilise ces phrases négatives pour dire au lecteur tout-ce que Péri avait-les choses pour lesquelles il était enfin mort, et des choses positives que tout le monde admire. La troisième fois qu'il répète la mort de Péri, il finit la phrase d'une façon contraire au dernière deux. Péri " continue la lutte "-cette phrase est dans la forme affirmative. Péri lutte " Contre la mort contre l'oubli "-cette phrase introduit des choses plus négatives dans le deuxième vers du pair au lieu de quelque chose de positif qu'il a déjà. Ce système d'opposition et de contraste dans cette strophe fait rappeler les caractéristiques positives associées avec Péri et la lutte dans laquelle il ne peut plus participer directement, et on commence à penser de Péri avec la pitié et l'admiration.

Les rimes de cette strophe aident aussi à lier les mots et phrases importantes de ce poème. " Vie " dans le deuxième ver et " oubli " dans le sixième ver rime, et on les lie dont plus automatiquement. [5] Ces deux mots décrivent deux choses qui sont dans ce poème complètement contraire à un l'autre-la vie est associée avec la bonté, l'espoir et la mémoire, pendant que l'oubli est associé avec la mort. Les idées des vers sont aussi liées ; l'idée dans le deuxième vers d'être ouvert à la vie et de la bienvenir est comparée avec celui de la sixième strophe qui finit l'idée de combattre la mort et l'oubli. " Route " à la fin du troisième vers aussi rime avec " lutte " à la fin du cinquième vers. La liaison entre ces deux mots est très important à cause du message d'optimisme et de résistance que Éluard veut communiquer. Il veut encourager le lecteur de suivre la même route que Péri, de combattre l'injustice et l'oppression allemand même si ça porte de danger à soi-même.

Dans la deuxième strophe, Éluard reconnaît plus spécifiquement le vœu que tous aient d'être comme Péri ; libre, indépendant, sur de soi-même, et assez courageux pour s'exprimer. La répétition encore aide ceci, surtout dans les premiers trois vers avec le verbe vouloir. Le deuxième et troisième vers encore utilisent la répétition de presque la même phrase avec l'exception du temps pour indiquer la duration du vouloir ; " Nous le voulions aussi / Nous le voulons aujourd'hui. " Cet effet devient plus fort à cause de la rime et la répétition de sons similaires entre " aussi " et " aujourd'hui. " Les quatrième, cinquième, et sixième vers de cette strophe renforce les idées positives de l'idéel vers laquelle Péri travaillait. Il décrit " le bonheur…Et la justice sur la terre. " [6] Cette référence à la justice se fait même penser de " Libérté, Égalité, Fraternité, " qui est toujours l'idéel du gouvernement et du peuple de la France. Éluard veut affecter le lecteur émotionnellement pour aider à le convaincre de ses idées résistantes. Il fait référence à la sentimentalité-" la lumière / Au fond des yeux su fond du cœur. " Le cœur est associé avec l'amour, l'amitié et la générosité, et les yeux, avec l'esprit ou l'essence d'une personne. Toutes ces choses sont des aspects émotionnels mais admirés, et c'est une grande partie de ce que le lecteur tiendra enfin de cette strophe et du poème dans sa totalité. Dans ces trois vers, la rime entre " lumière " et " terre " lie de plus les idées exprimées ici. La liaison entre ces mots suggère aussi l'espoir qu'il y a du bon (la lumière) dans ce monde (la terre) qui peut encore lutter contre tout. L'espoir sera donc une autre émotion que le lecteur tiendra avec soi.

[7] La troisième strophe devient une liste de tout-ce qu'on voudrait et tout-ce qui est valable dans le monde social des hommes. Il introduit chaque mot, les donnant chacun presque un titre de " le mot. " Chaque vers devient plus long que celui qui précède. Éluard lie les introductions des mots qui sont dans le même vers avec " et " après les premiers deux, et les mots deviennent plus longs. Ces aspects de longueur et de répétition montent la tension dans cette strophe, qui est déjà plus long que les autres à cause de sa forme comme liste. Cette tension est agrandie même plus par le manque de ponctuation partout dans ce poème, même dans les strophes précédentes, jusqu'à la fin du poème.

Dans le cinquième vers de la fin, le vers et tout d'un coup plus court : " Ajoutons-y Péri. " On ajoute à cela qu'on trouve la première rime des vers entre ce vers et celui qui le précède, entre " amis " et " Péri. " Il est assez important que ces deux mots soient ceux qui riment, pas seulement à cause de leurs positions dans le poème, mais aussi parce qu'ils vont bien ensemble. Éluard veut bien que le lecteur finisse à lire le poème avec l'impression distincte que non seulement était Péri quelqu'un d'admirable, il était aussi un ami, quelqu'un qui a battu pour les mêmes idéologies que soi. N'importe quel résistant de l'époque serait bien heureux d'avoir un ami comme Péri, et on lui aurait donné ce titre sans problème. Souvent les résistants pouvaient et même devaient faire référence à l'un l'autre comme amis très justement, parce qu'ils étaient tous unifiés idéologiquement. Mais il est plus important que ce vers est si court en comparaison avec celui qui le précède. Ça laisse rester la tension autour du lecteur, et le laisse penser de ce que le poème vient de dire.

Les derniers quatre vers, encore partis de la troisième strophe, réintroduisent les idées les plus importants du poème. Péri est admiré dans sa mort comme héros pour avoir lutté pour ses idées trop indépendantes ; donc on l'aime, et on le considère comme ami dans la mort-" Tutoyons-le. " Mais en regardant son histoire, un résistant (ou bien quelqu'un qui n'est pas résistant, ou même quelqu'un qui n'était pas dans la guerre) peut se connaître mieux. Éluard veut que le lecteur se regarde pour voir s'il agit vraiment d'après ses croyances, et même si ces croyances sont vraiment ce qu'on pense. Il vient de mentionner tous les idéels humaine qu'on entend toujours, mais à son temps, pas tout le monde les suivi fortement. On pouvait enfin faire ce qu'on voulait, et pas tout le monde avait le courage de lutter pour l'idéel. Ce poème, sans accuser, fait penser si on vivait vraiment d'après ses idéels. À cause de Péri, " nous nous connaissons mieux. " Éluard lui-même est compris dans ce vers ; lui, aussi, il prend quelque chose aussi profonde de cette mort qu'il veut que le lecteur prenne. Et Éluard encourage aussi le lecteur de s'unifier avec les autres, pour apprécier ce qu'on a et pour continuer la lutte de Péri contre l'oppression-dans ce cas, celui des allemands, même s'il ne le dit pas dans le poème-et vers les idéels de Péri. Ces derniers quatre vers sont un peu comme la morale du poème, en suggérant au lecteur ce qu'il doit penser de l'histoire de Péri.

[8] Dans son poème " Gabriel Péri, " Éluard prend l'exemple d'un homme, tué par les Nazis pour ses croyances et pour son refus de les abandonner pour être collaborateur, pour encourager les résistants de lutter contre l'oppression des allemands. Gabriel Péri, il suggère, était assez courageux pour lutter ; n'importe qui d'autre peut, donc, aussi, et doit, pour continuer la lutte d'un homme qui ne peut plus continuer la lutte sauf par l'inspiration des autres.

écrit par Carol Beth Lambert

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[1] http://www.kalin.lm.com/eluard.html
[2] http://www.manray-photo.com/html/surreal/Eluardgb.htm
[3] http://www.elephy.com/eluard/poemes.html
[4] http://www.crwflags.com/fotw/flags/de.html
[5] http://www.hobart.k12.in.us/webquests/olejniczek/
[6] http://cghs.dade.k12.fl.us/holocaust/French_resistance.htm
[7] http://www.crwflags.com/fotw/flags/fr.html
[8] http://elephy.com/eluard/