Maurice Chevalier
Ça Sent si Bon la France
Quand
on a roulé sur la terre entière,
On meurt d'envie de retour dans le train
Le nez au carreau d'ouvrir la portière,
Et d'embrasser tout comme du bon pain.
Ce vieux clocher dans le soleil couchant
Ça sent si bon la France !
Ces grands blés mûrs emplis de fleurs des champs,
Ça sent si bon la France !
Ce jardinet où l'on voit "Chien méchant"
Ça sent si bon la France !
A chaque gare un murmure,
En passant vous saisit :
"Paris direct, en voiture"
Oh ça sent bon le pays !
On arrive enfin, fini le voyage.
Un vieux copain vient vous sauter au cou.
Il a l'air heureux, on l'est davantage,
Car en sortant tout vous en fiche un coup.
Le long des rues ces refrains de chez nous,
Ça sent si bon la France !
Sur un trottoir ce clochard aux yeux doux,
Ça sent si bon la France !
Ces gens qui passent en dehors des clous,
Ça sent si bon la France !
Les moineaux qui vous effleurent,
La gouaille des titis,
"Paris Midi,
Dernière heure."
Oh ça sent bon le pays !
Et tout doucement, la vie recommence,
On s'était promis de tout avaler.
Mais les rêves bleus, les projets immenses,
Pour quelques jours on les laisse filer.
Cette brunette aux yeux de paradis,
Oh ça sent si bon la France !
Le PMU qui ferme avant midi "Oh là, oh là là
!"
Ça sent si bon la France !
Le petit bar où l'on vous fait crédit.
Oh ça sent si bon la France !
C'est samedi faut plus s'en faire, repos jusqu'à lundi
!
Belote et re-, dix de der.
Ça sent bon le pays !
Quel pays ?
Mais ça sent bon notre pays, mais oui !
Ça Sent Si Bon la France
La chanson Ça Sent Si Bon la France, par Maurice Chevalier
écrite en 1941 parle de la France et de sa beauté. En regardant le
titre de cette chanson, on peut voir que c’est sur la France. En plus,
elle décrit un aspect de la France qui est positif, même si c’était écrit
pendant la Deuxième Guerre Mondiale et période de l’Occupation en
France. On peut avoir que la chanson est positive avant de l’écouter
parce que l'auteur a choisi un titre qui décrit la France comme quelque chose
qui a une bonne odeur. De sens de l’odeur est plus fort que ceux de la
vue et de l’ouie et si merveilleuse que c’est justement respirer son odeur
qui est important pour pouvoir comprendre et imaginer sa beauté.

Le début de cette chanson est tout à
fait orchestral, on n’entend donc aucune parole. En écoutant cette
partie de la chanson, on sait qu’il s’agit de quelque chose de bon parce que
la musique est joyeuse et a un rythme doux, frétillant, presque
songeur. Cette introduction donne l’impression de quelqu’un qui croit
être dans un paradis. Alors, on peut établir un rapport avec
l’introduction et le titre de la chanson, qui peut être le désir d’être en France,
un pays où tous les rêves se réalisent. Quoique la France ait été en
temps de guerre pendant que cette chanson était chantée, Chevalier parle
d’une France d’avant la guerre. Alors, ça c’est une indication que le
chanteur ne l’aime pas la guerre, et il veut qu’elle soit finie. Les premiers
deux vers de la chanson disent qu’après avoir vu le monde entier, le désir de
retourner en France est plus grand qu’avant. En écoutant la chanson ce
désir est très forte parce il y a une accentuation sur les mots « roulé », «
entière », « meurt », et « train » qui souligne l’importance de
retourner en France.

Dans le troisième et le quatrième vers, il est évident que
c’est la partie où on peut voir que le rêve de retourner en France
commence. « Le nez au carreau…et d’embrasser tout comme du bon pain. »
(v. 3-4) ; ici, il y a une personne (française) qui est dans le train, avec
son nez pressé très fort contre la fenêtre du train. Cette personne,
après ne pas avoir la France depuis longtemps et après qu’elle lui a beaucoup
manqué, regarde stupéfiée toutes les choses qui font la France ce qu’elle
est. Plus que regarder les paysages, la personne aussi « mange » ce
qu’elle voit, de la même façon qu’elle mange le pain frais. Ces choses
ne sont pas des choses extraordinaires qu’aucun pays n’a, mais ce sont des
choses ordinaires qui font le pays la France. Alors, le passager en
revenant ne voit pas la France touriste, mais la France, qui existe pour un
habitant du pays. De toute façon, cette personne a un sentiment si fort
pour la France que l’expression est très physique, « le nez au carreau…
». Cette phrase montre la relation entre la personne et le pays.
C’est un rapport très intime et personnel, qui est mis en relief dans le vers
suivant quand le chanteur dit « D’embrasser tout comme du bon pain ».
Le verbe « embrasser » souligne l’intimité des sentiments qu’il a pour la
France. Ses sentiments sont très fervents et fougueux. Chevalier
parle d’embrasser tout comme « du bon pain », peut-être parce que le pain est
aussi une partie fondamentale de la culture française. Alors, la
sensation de manger le pain français peut aussi devenir comme d’embrasser
quelqu’un qu’on aime. En plus, cette comparaison montre une image très
réaliste et concrète.

Le vers
cinq c’est là où les descriptions des choses montre qu’il s’agit d’une
personne qui vit là-bas, et ce sont aussi les choses typiques qui font la
France ce qu’elle est. C’est ici où le rêve de revoir la France
commence. Le « vieux clocher dans le soleil couchant » qui, comme on
l’entend dans la chanson s’entend dans les rues en France, et se voit dans
chaque village. Le son de ce clocher renforce l réalisme de la
description du tout village. Ce petit détail, d’entendre sonner un
clocher, nous fait voir que la personne aime la France, pas parce qu’il
y a des choses que sont hors de ce monde, mais parce que c’est l’atmosphère
française.
La chanson continue avec le vers/refrain « ça sent si bon la France ! » et la
mélodie qui fait rêver. Elle entraîne l’auditeur dans une promenade sur
les routes de France, parce qu’elle a un rythme très doux et charmant qui est
toujours constant. Comme le rythme est le même, l’effet créé est
berceur. Le chanteur nous amène à la campagne où il voit des blés mûrs
avec des fleurs (vers 7), suivi par le vers « ça sent si bon la France !
». Alors, le chanteur continue avec la même mélodie pendant toute
la chanson parce qu’il veut nous montrer la France qu’il voit, belle,
joueuse, et remplie de la paix. Il décrit des paysages qu’on rencontre
si on est immergé dans la culture française. Par exemple, le jardin
avec la pancarte de « chien méchant ».
Avant de dire le refrain « ça sent si bon la France ! » il
y a toujours quelque chose qui décrit la culture française, comme un « vieux
copain qui vient vous sauter au cou » après être arrivé d’un voyage.
Alors, il ne s’agit pas simplement de s’embrasser mais de sauter au cou, qui
est très concret et exprime un sentiment de familiarité et d’amour et de joie
de voir quelqu’un. Un autre exemple qui distingue la culture française
est le cri dans chaque gare qui dit « Paris direct, en voiture ». Cette
phrase n’est pas chantée, mais le chanteur la dit. La voix et la forme
que Chevalier utilise pour dire cette phrase est comme si c’était lui la
personne qui vraiment faisait cette travail. D’autres choses qui
montrent la culture de la France sont le « petit bar où l’on vous fait crédit
». Ça c’est la confiance que les gens ont aux autres.

Toutefois, il y a trois endroits où le refrain « ça sent
si bon la France ! » change. Au lieu d’avoir ce refrain, les premières
trois fois qu’il change il y a le vers qui dit « oh ça sent bon le pays !
». La raison, je crois, est parce qu’il parle spécifiquement de
Paris. Alors, le chanteur ne veut pas que l’audience croit que c’est
seulement Paris, mais toute la France, où cette culture peut être
trouvée. Se ajoute le « oh » devant « ça sent si bon la France » pour
souligner que c’est toute la France qui a cette culture merveilleuse.
Le dernier vers de la chanson n’est pas comme les autres. Il dit, « mais
ça sent bon notre pays, mais oui ! ». Ce vers est la fin de la
chanson. Alors, après avoir demandé « quel pays ? » il répond avec le dernier
vers, en disant que c’est la France qui sent bon. Dans ce dernier vers
(« mais ça sent bon notre pays, mais oui ! »), le chanteur accentue les mots
« mais oui » qui soulignent, pour la dernière fois, le sentiment si fort
qu’il a pour son pays, la France. En plus, la façon dont Chevalier
chante ce refrain est complètement différente des autres. Chaque fois
qu’il dit « pays », il ne le dit pas tout suite comme il dit mot « France
». Au lieu, il fait le mot « pays » plus longe, « paysssss
». Le sentiment que cette différence évoque est l’importance que
le pays, la France, a sur Maurice Chevalier.
Cette chanson est composée des vers qui, la plupart, ont
six, sept, neuf, et dix syllabus. Il y un rapport entre les vers qui
ont les même numéro de syllabus. Les vers qui ont dix syllabus,
par la plupart, montrent les aspects culturelles français. Les blés
mûrs, les jardins qui dit « chien méchant », le vieux copain amical,
l’atmosphère relaxant, les longs rues, les gens qui passent, le bar à crédit,
etc. La chanson commence avec un vers de dix syllabus qui dit « quand
on a roulé sur la terre entière » et finit aussi avec un vers de dix syllabus
qui dit, « mais ça sent bon notre pays, mais oui ! ». Le rapport entre
ceux deux est que après avoir voyager tout le monde, la seule chose qui
est bon est « notre pays » la France. Alors, ces deux vers faisant un accentuation
sur l’importance de la France.

Comme les
vers de dix syllabus, les vers de neuf syllabus (v. 4, 30, 32, 33) ont aussi
un rapport entre eux. Ils parlent du recommencement ; « embrasser tout
», « doucement, la vie recommence », « les rêves bleus, les projets immenses
». Les vers donnent l’impression qu’en retournant en France la vie sera
meilleure. Alors, ça peut signifier que le chanteur veut que la guerre
soit finit, et il veut que tout la France recommence à vivre une fois
plus. Les autres sont les vers de six et sept syllabus. Ce deux
types des vers parlent généralement de la même chose. Ils disent comme
le pays ou la France est merveilleux, « Oh ça sent bon le pays » et « ça sent
si bon la France ». Ça c’est aussi évident en écoutant le ton de voix
que chevalier utilise en dissent ces refrains. Alors, les vers de six
ou sept syllabes montrent et soulignent que c’est la France qui est le pays
parfait.
Quoique cette chanson ait été chantée en 1941, pendant
l’Occupation en France, Maurice Chevalier voulait montrer, que la France
n’était pas un pays de la violence. La France était la terre de
joie, où tous les rêves se font réalité. Il évoque ce sentiment par la
façon qu’il chante, et la mélodie qui va avec la chanson. Sa voix est
douce et heureuse. Pour souligner les parties qui sont plus
importantes, il accentue ces choses ; alors sa voix devient plus affirmative
et joyeuse, par exemple quand il parle des aspects culturels.
D’ailleurs, Chevalier fait que les choses deviennent plus importantes avec
les longueurs de ver différentes. Par exemple, après presque chaque
vers de six ou sept syllabes, il y a un vers de dix syllabes. Donc, cet
ordre donne plus d’importance aux vers qui ont plus de syllabes, ceux qui
décrirent les aspects culturels et la beauté de la France. En
conséquence, tous ces détails donnent l’impression que Chevalier a beaucoup de
joie de vivre, alors, il essaye de communiquer cette caractéristique aux
français.

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